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Avec plus de 12,9 millions de titulaires et plus de 150 milliards d'euros d'encours fin 2025, le plan d'épargne retraite s'est imposé comme l'un des placements préférés des Français pour préparer leur retraite. Mais un produit aussi répandu est aussi souvent mal utilisé. Et depuis la loi de finances pour 2026, qui a supprimé la déduction des versements à partir de 70 ans et modifié les règles de report des plafonds, certaines stratégies d'hier sont devenues de véritables pièges.

Avant même de souscrire, plusieurs décisions engagent l'avenir de votre épargne : vérifier que la déduction fiscale vous profite réellement, ne pas y bloquer votre épargne de précaution, choisir le bon type de PER et regarder au-delà des seuls frais d'entrée. Pendant la vie du contrat, il faut ensuite savoir déclarer ses versements, utiliser ses plafonds, suivre sa gestion pilotée, tenir sa clause bénéficiaire à jour et, le cas échéant, transférer son contrat sans perdre d'anciennes garanties. Enfin, au moment de la sortie, capital, rente ou déblocage anticipé pour la résidence principale, un mauvais calendrier peut coûter plusieurs milliers d'euros d'impôt.

Chez Groupe Hueber Assurances, nous accompagnons chaque jour des épargnants à chacune de ces étapes. Voici les 13 erreurs que nous rencontrons le plus souvent, et les bons réflexes pour les éviter.

Avant de souscrire le PER : les erreurs de départ

Erreur n°1 : ouvrir un PER sans savoir si la déduction vous profite

C'est l'argument qui déclenche la plupart des souscriptions : les versements sur un PER sont déductibles de votre revenu imposable. Mais cette déduction n'efface pas l'impôt, elle le reporte. Les sommes déduites aujourd'hui seront imposées au moment où vous les récupérerez. Tout l'intérêt de l'opération tient donc dans l'écart entre votre taux d'imposition actuel et celui que vous aurez à la retraite.

Une économie qui dépend directement de votre TMI

L'économie d'impôt immédiate correspond au montant versé multiplié par votre tranche marginale d'imposition (TMI). Pour un versement de 5 000 € :

  • avec une TMI de 11 %, vous économisez 550 € ;
  • avec une TMI de 30 %, vous économisez 1 500 € ;
  • avec une TMI de 41 %, vous économisez 2 050 € ;
  • si vous n'êtes pas imposable, vous n'économisez rien.

Attention toutefois : ce calcul suppose que tout le versement « tombe » dans votre tranche la plus haute. Si vous êtes proche du seuil inférieur de votre tranche, un versement important peut vous faire redescendre dans la tranche inférieure. Une partie de la déduction ne vous rapporte alors que 11 % au lieu de 30 %. Mieux vaut donc simuler avant de verser plutôt que de se fier à une règle de trois.

La vraie question : quelle sera votre TMI à la retraite ?

Lors d'une sortie en capital, les versements que vous avez déduits sont réintégrés dans votre revenu imposable et soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu. Les gains, eux, sont taxés à part. Votre gain réel dépend donc de l'écart entre les deux taux :

Le PER « défiscalisant » est donc surtout intéressant pour les foyers fortement imposés pendant leur vie active, qui s'attendent à une baisse de revenus à la retraite. Pour les autres, la déduction peut se révéler neutre, voire coûteuse.

Pensez à l'option de non-déduction

Peu d'épargnants le savent : la déduction n'est pas obligatoire. Vous pouvez choisir de ne pas déduire vos versements, ce qui peut être judicieux si vous êtes peu ou pas imposé. En contrepartie, la sortie est allégée. En cas de retrait en capital, la part correspondant à vos versements est exonérée d'impôt sur le revenu, et seuls les gains sont imposés, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Deux précautions s'imposent. Cette option doit être exercée au plus tard au moment du versement, auprès de votre assureur ou gestionnaire. Et elle est irrévocable : impossible de changer d'avis au moment de remplir votre déclaration de revenus. Rien ne vous empêche en revanche de panacher, en déduisant certains versements et pas d'autres, selon l'évolution de vos revenus d'une année sur l'autre.

Erreur n°2 : placer son épargne de précaution sur son PER

C'est la contrepartie de l'avantage fiscal : l'argent versé sur un PER est indisponible jusqu'à votre départ à la retraite. Plus précisément, il reste bloqué tant que vous n'avez pas liquidé votre pension ou atteint l'âge légal de départ. L'erreur classique consiste à y placer l'épargne qui devait servir de filet de sécurité, séduit par la perspective d'une réduction d'impôt. Le jour où survient une dépense imprévue, la somme est là, mais inaccessible.

Des cas de déblocage anticipé strictement limités

La loi prévoit bien des sorties anticipées, mais uniquement dans des situations précises. Les premières relèvent des « accidents de la vie » :

  • le décès de votre époux ou épouse, ou de votre partenaire de Pacs ;
  • votre invalidité (2e ou 3e catégorie), ou celle de vos enfants, de votre conjoint ou de votre partenaire de Pacs ;
  • une affection grave, un handicap ou un accident d'une particulière gravité touchant un enfant à votre charge ;
  • une situation de surendettement ;
  • l'expiration de vos droits à l'assurance chômage, ou la cessation d'un mandat social depuis au moins deux ans, sans contrat de travail ni pension de retraite ;
  • la cessation de votre activité non salariée à la suite d'une liquidation judiciaire.

S'y ajoute un cas qui n'a rien d'un accident : l'achat de votre résidence principale.

Cette liste est limitative. Une réparation coûteuse, des travaux dans votre logement, un divorce ou un licenciement tant que vous êtes indemnisé par France Travail ne vous permettent pas de récupérer votre épargne. Si l'argent dont vous avez besoin est sur votre PER, il y restera.

Résidence principale : attention aux versements obligatoires

Un point est rarement signalé. Si vous détenez un PER d'entreprise obligatoire, la part de votre épargne issue des cotisations obligatoires (versées par votre employeur et, le cas échéant, par vous-même) ne peut pas être débloquée pour acheter votre résidence principale. Seuls vos versements volontaires et les sommes issues de l'épargne salariale (participation, intéressement, abondement) peuvent l'être. Il en va de même pour les anciens contrats « article 83 », qui ne peuvent pas être débloqués pour ce motif. Si vous comptez sur votre épargne retraite d'entreprise pour financer un achat immobilier, vérifiez donc sa composition avant de bâtir votre plan de financement.

Le bon ordre : précaution d'abord, PER ensuite

Avant d'ouvrir un PER, constituez une épargne de précaution disponible à tout moment, sur un livret réglementé par exemple, correspondant à plusieurs mois de dépenses courantes. Ne versez ensuite sur votre PER que les sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin avant la retraite. Pensez-le comme une brique de votre patrimoine, pas comme votre unique réserve.

Enfin, même lorsqu'un déblocage anticipé est possible, il n'a pas toujours le même coût fiscal. Les accidents de la vie bénéficient d'un régime très favorable, alors qu'un retrait pour la résidence principale est imposé comme une sortie classique.

Erreur n°3 : choisir le mauvais type de PER

Parler du PER au singulier est trompeur. Derrière ce sigle se cachent trois familles de plans et deux formes juridiques, aux règles parfois très différentes. Signer le premier contrat proposé par sa banque, sans savoir de quel type il relève, est une erreur plus fréquente qu'on ne le croit.

Individuel, collectif ou obligatoire : regardez d'abord du côté de votre employeur

Il existe trois types de PER :

  • le PER individuel, qui a succédé au Perp et au contrat Madelin. Il est ouvert à titre personnel, auprès de l'établissement de votre choix ;
  • le PER d'entreprise collectif, qui a remplacé le Perco. Il est mis en place par l'employeur et proposé à tous les salariés, qui y adhèrent librement ;
  • le PER d'entreprise obligatoire, qui a succédé au contrat article 83. Il s'impose à tous les salariés, ou à une catégorie d'entre eux.

L'erreur typique consiste à ouvrir un PER individuel sans vérifier ce que propose son entreprise. Si votre employeur a mis en place un PER collectif avec abondement, chaque euro que vous y versez peut être complété par un versement de sa part. C'est un avantage qu'aucun contrat individuel, aussi performant soit-il, ne peut égaler. Les deux ne s'excluent pas : l'idéal est souvent de profiter d'abord de l'abondement, puis de compléter avec un PER individuel.

Autre point à garder en tête : le plafond de déduction fiscale est commun à tous vos PER. Il est en outre réduit des cotisations versées dans le cadre d'un PER d'entreprise obligatoire. Multiplier les plans ne multiplie donc pas l'avantage fiscal. Vérifiez votre plafond disponible, indiqué sur votre avis d'imposition, avant de verser.

Assurantiel ou bancaire : une différence qui pèse lourd

Un PER peut prendre deux formes juridiques : un compte-titres, ouvert auprès d'une banque ou d'une société de gestion, ou un contrat d'assurance de groupe, souscrit auprès d'un assureur, d'une mutuelle ou d'une institution de prévoyance. La plupart des PER du marché sont assurantiels, mais la distinction mérite d'être vérifiée :

Trois questions à vous poser avant de signer

  1. Mon employeur propose-t-il un PER, et avec quel abondement ?
  2. Ai-je besoin d'un fonds en euros pour sécuriser mon épargne en fin de parcours ?
  3. Est-ce que je souhaite transmettre ce capital à mes proches si je décède avant la retraite ?

Erreur n°4 : ne regarder que les frais d'entrée

« 0 % de frais sur versements » : l'argument s'affiche désormais sur de nombreuses offres. Il est utile, mais il ne dit presque rien du coût réel d'un PER. Les frais d'entrée ne sont prélevés qu'au moment où vous versez. Les autres s'appliquent chaque année, sur la totalité de votre épargne, pendant 20 ou 30 ans. Ce sont eux qui font la différence.

Les six catégories de frais à passer en revue

Avant de signer, vérifiez chaque ligne de la grille tarifaire :

  • Les frais sur versement sont prélevés sur chaque somme versée et réduisent immédiatement le montant réellement investi. Avec 3 % de frais, un versement de 5 000 € n'est investi qu'à hauteur de 4 850 €.
  • Les frais de gestion du contrat sont prélevés chaque année sur l'encours. Ils rémunèrent l'assureur ou le gestionnaire, et leur taux peut différer entre le fonds en euros et les unités de compte.
  • Les frais des supports s'ajoutent aux précédents. Chaque fonds ou unité de compte a ses propres frais de gestion, déjà déduits de sa performance, et donc souvent invisibles pour l'épargnant.
  • Les frais d'arbitrage sont facturés lorsque vous modifiez la répartition de votre épargne. Certains contrats les incluent dans la gestion pilotée, d'autres les facturent à chaque opération.
  • Les frais de transfert s'appliquent si vous changez d'établissement. Ils sont plafonnés par la loi : 1 % de l'encours au maximum pendant les cinq premières années, puis gratuits au-delà.
  • Les frais sur arrérages sont prélevés sur chaque rente versée si vous choisissez une sortie en rente viagère. On les oublie souvent au moment de souscrire, alors qu'ils s'appliqueront pendant toute la retraite.

Un point de frais en plus peut coûter 20 000 €

Prenons l’exemple fictif d’une épargne de 50 000 €, placée pendant 20 ans avec une performance brute de 5 % par an :

Simulation théorique, hors fiscalité, basée sur une performance brute constante de 5 % par an. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Un point de frais d'écart, qui semble anodin sur un relevé annuel, représente au final près de 20 000 € de capital en moins, à placements identiques. C'est l'effet des intérêts composés, qui joue ici à l'envers : chaque euro prélevé en frais cesse aussi de produire des gains les années suivantes.

Où trouver l'information

Depuis 2022, les établissements signataires d'un accord de place publient sur leur site un tableau standardisé regroupant les frais par catégorie. Complétez-le avec le document d'informations clés de chaque support et avec les conditions générales du contrat. Pour comparer deux offres, raisonnez toujours en frais totaux annuels (contrat plus supports), et non ligne par ligne.

Des frais, oui, mais pour quel service ?

Un contrat moins cher n'est pas forcément un meilleur contrat. Des frais se justifient lorsqu'ils rémunèrent un vrai service :

  • un conseil à la souscription adapté à votre situation fiscale et familiale ;
  • une allocation construite selon votre horizon ;
  • un suivi dans la durée, avec des arbitrages au bon moment ;
  • un accompagnement le jour où vous préparerez votre sortie.

Payer quelques dixièmes de point de plus peut être rentable si cela vous évite une erreur de déduction ou une sortie mal calibrée, qui coûteront souvent bien davantage. La vraie question à poser n'est donc pas « combien ça coûte ? », mais « qu'est-ce que je paie, et qu'est-ce que j'obtiens en échange ? ».

Erreur n°5 : Alimenter son PER après 70 ans pour défiscaliser

C'était une stratégie bien rodée : à l'approche ou au-delà de 70 ans, verser des sommes importantes sur un PER pour réduire son impôt sur le revenu, tout en préparant la transmission de son patrimoine. Depuis la loi de finances pour 2026, elle ne fonctionne plus.

Plus de déduction à partir de 70 ans

Depuis le 1er janvier 2026, les versements réalisés sur un PER à partir de 70 ans ne sont plus déductibles du revenu imposable. La règle vise tous les PER : individuel, collectif et obligatoire. De la même manière, les sommes issues de l'épargne salariale (participation, intéressement) ou d'un compte épargne-temps, versées sur un PER après 70 ans, ne bénéficient plus d'exonération d'impôt sur le revenu.

L'année de vos 70 ans, c'est la date anniversaire qui compte

La perte de l'avantage ne se produit pas au 1er janvier de l'année de vos 70 ans, mais le jour de votre anniversaire. Les versements réalisés avant cette date restent déductibles. Si vous fêtez vos 70 ans le 15 novembre 2026, vos versements effectués jusqu'au 14 novembre inclus seront pris en compte. Les versements suivants ne le seront plus.

Couples : la mutualisation des plafonds s'arrête plus tôt qu'on ne le pense

Les couples mariés ou pacsés peuvent habituellement utiliser le plafond de déduction non consommé de leur conjoint. Selon l'administration fiscale, cette possibilité cesse dès l'année qui suit le 70e anniversaire de l'un des deux. Un couple dont l'un des membres a 70 ans en 2026 peut encore mutualiser ses plafonds pour ses versements 2026, mais plus à partir de 2027. Si votre conjoint est plus âgé que vous, c'est donc son anniversaire qui fixe l'échéance pour le foyer.

Le report sur 5 ans ne permet pas de tout rattraper

La loi de finances 2026 a allongé de 3 à 5 ans la durée pendant laquelle vous pouvez utiliser vos plafonds de déduction non consommés. C'est une bonne nouvelle pour concentrer des versements sur quelques années avant 70 ans. Mais ce délai allongé ne s'applique qu'aux plafonds calculés à partir de 2026, et ne produira donc pleinement ses effets qu'à partir de 2030. Les plafonds non utilisés des années précédentes restent soumis à l'ancienne règle des 3 ans.

Et si vous avez déjà 70 ans ?

Vous pouvez toujours verser sur votre PER, mais sans avantage fiscal à l'entrée. La sortie reste en revanche allégée pour ces versements non déduits. En cas de retrait en capital, la part correspondant à vos versements est exonérée d'impôt sur le revenu, et seuls les gains sont taxés. En cas de sortie en rente, seule une fraction de la rente est imposable.

Côté transmission, en revanche, l'intérêt est limité. En cas de décès après 70 ans, les sommes transmises par un PER assurantiel (épargne et gains) sont soumises aux droits de succession après un abattement global de 30 500 €, partagé entre tous les bénéficiaires. D'autres enveloppes peuvent alors se révéler plus adaptées. Un point avec un conseiller s'impose avant tout versement important.

Le bon réflexe est donc d'anticiper. Si vous avez entre 60 et 69 ans, faites le point sur les plafonds disponibles indiqués sur votre dernier avis d'imposition, et programmez vos versements pour les utiliser avant la date de vos 70 ans, et avant celle de votre conjoint si vous mutualisez.

Erreur N°6 : Souscrire en décembre dans l'urgence

C'est un grand classique : à quelques semaines de la fin de l'année, on réalise qu'un versement sur un PER permettrait de réduire son impôt, et l'on ouvre un contrat en catastrophe. La démarche est compréhensible, mais rarement optimale.

La précipitation coûte cher

En décembre, les établissements font face à un afflux de demandes : les délais de traitement s'allongent et l'on prend moins le temps de comparer les offres, de lire les conditions générales ou de choisir une allocation adaptée. Résultat : on signe souvent le premier contrat venu, avec des frais et des supports qui ne correspondent pas forcément à son profil, pour un engagement de 20 ou 30 ans.

S'y ajoute un risque d'investissement. Un versement unique en fin d'année place tout votre capital sur les marchés à une seule date. Si celle-ci coïncide avec un point haut, vous en subirez les conséquences.

Enfin, attention au calendrier. La déduction porte sur les versements effectués au cours de l'année. Un dossier incomplet ou traité trop tard peut voir son versement enregistré en janvier, et donc déduit l'année suivante. Renseignez-vous sur la date limite fixée par votre établissement pour que votre versement soit pris en compte sur l'année en cours.

L'alternative : les versements programmés

La plupart des PER permettent de mettre en place des versements réguliers, mensuels ou trimestriels. Cette solution présente plusieurs avantages :

  • le même avantage fiscal : ce qui compte pour la déduction, c'est le total versé dans l'année, dans la limite de votre plafond, et non le calendrier des versements ;
  • un point d'entrée lissé : en investissant chaque mois, vous achetez parfois cher, parfois moins cher, et réduisez le risque de tout placer au mauvais moment ;
  • un effort d'épargne étalé : 200 € par mois pèsent moins sur votre budget que 2 400 € en décembre.

Pour aller plus loin, combinez les deux approches. Mettez en place des versements programmés dès le début de l'année, puis complétez à l'automne par un versement ponctuel, une fois vos revenus de l'année mieux connus. Vous ajustez ainsi précisément votre effort à votre plafond et à votre tranche d'imposition, sans stress de dernière minute.

Pendant la vie du contrat : les erreurs de gestion du PER

Choisir le bon contrat n'est que la première étape. Un PER s'inscrit dans la durée, souvent sur plusieurs décennies, et se pilote au fil des années. Les erreurs de gestion ont une particularité : elles sont rarement visibles tout de suite. On les découvre souvent trop tard, au moment de la déclaration d'impôts, d'un décès ou de la retraite.

Erreur N°7 : mal déclarer ses versements ou mal utiliser ses plafonds

La déduction n'est pas automatique

Verser sur un PER ne réduit pas votre impôt par magie : encore faut-il le déclarer. Chaque année, votre assureur ou gestionnaire vous adresse une attestation indiquant le montant de vos versements déductibles. C'est à vous de le reporter dans votre déclaration de revenus, dans la rubrique « Épargne retraite » (cases 6NS, 6NT ou 6NU selon le déclarant). Un oubli coûte cher : 4 000 € versés et non déclarés, pour un contribuable imposé à 30 %, représentent 1 200 € d'économie d'impôt perdue. Si vous vous en rendez compte après coup, vous pouvez corriger votre déclaration en ligne ou déposer une réclamation auprès de l'administration fiscale.

À l'inverse, si vous avez choisi l'option de non-déduction au moment du versement, ne reportez pas ces sommes dans votre déclaration. Leur caractère non déductible détermine la fiscalité plus favorable qui s'appliquera à la sortie.

Votre plafond est indiqué sur votre avis d'imposition

Les versements ne sont déductibles que dans la limite d'un plafond personnel. Inutile de le calculer vous-même : il figure dans la rubrique « Plafond épargne retraite » de votre avis d'imposition.

Pour les versements effectués en 2026, le plafond d'un salarié est égal à 10 % de ses revenus d'activité de 2025, nets de frais professionnels, avec un minimum de 4 710 € et un maximum de 37 680 €. Un salarié qui a perçu 50 000 € de revenus nets en 2025 dispose ainsi d'un plafond de 5 000 €, augmenté de ses reliquats non utilisés. Les travailleurs non-salariés bénéficient d'un calcul spécifique, plus généreux, qui peut atteindre 88 911 € en 2026.

Vérifier son plafond avant de verser permet d'éviter deux erreurs : verser au-delà, ce qui revient à placer de l'argent bloqué sans avantage fiscal, ou verser trop peu et laisser dormir un plafond disponible.

Couples : pensez à la mutualisation, tant qu'elle est possible

Si vous êtes marié ou pacsé, vous pouvez utiliser le plafond non consommé de votre conjoint en cochant la case 6QR de votre déclaration. C'est particulièrement utile lorsqu'un seul des deux membres du couple verse sur un PER, ou lorsque les revenus sont très déséquilibrés. Selon l'administration fiscale, cette possibilité cesse toutefois dès l'année suivant le 70e anniversaire de l'un des conjoints.

Erreur n°8 : laisser la gestion pilotée en pilote automatique

À l'ouverture d'un PER, sauf choix contraire de votre part, votre épargne est placée en gestion pilotée à horizon, avec un profil équilibré. Le principe est simple : plus la retraite est lointaine, plus l'épargne est investie sur des supports dynamiques. Elle est ensuite progressivement sécurisée à l'approche du départ. C'est une solution pratique, mais « par défaut » ne veut pas dire « adapté ».

Deux paramètres à vérifier

Le premier est votre profil de gestion. Les PER proposent généralement plusieurs grilles (prudente, équilibrée, dynamique), qui déterminent le rythme de sécurisation. Un épargnant de 35 ans, qui dispose d'autres placements sécurisés et supporte bien les fluctuations, peut être trop prudemment investi avec le profil par défaut. À l'inverse, un épargnant qui aura besoin de son capital dès son départ gagnera à sécuriser plus tôt.

Le second est la date de départ retenue. Toute la mécanique de sécurisation repose sur l'horizon de départ paramétré à l'ouverture. Si vous partez plus tôt que prévu (carrière longue, départ anticipé) ou plus tard (poursuite d'activité), votre épargne risque d'être sécurisée au mauvais moment. Pensez à mettre à jour cette date auprès de votre gestionnaire dès que votre projet évolue.

Sachez ce que contient votre grille

Depuis la loi Industrie verte, la gestion pilotée à horizon des PER intègre des seuils minimaux d'investissement fléchés vers le financement des entreprises, notamment le capital-investissement dans des PME et ETI. Ces supports peuvent offrir un potentiel de performance intéressant sur le long terme, mais ils sont moins liquides et souvent plus chargés en frais que des supports cotés. Consultez votre relevé annuel de situation pour savoir précisément sur quoi votre épargne est investie, et ce que cela vous coûte.

Le bon réflexe : faire le point une fois par an, à réception de votre relevé, et à chaque changement important de votre vie professionnelle.

Erreur N°9 : oublier sa clause bénéficiaire

Une clause qui ne concerne que le PER assurantiel

Si vous décédez avant d'avoir débloqué votre PER, le sort de votre épargne dépend de la forme de votre contrat. Avec un PER compte-titres, les sommes sont intégrées à votre succession et réparties selon les règles successorales classiques. Avec un PER assurantiel, elles sont versées aux bénéficiaires que vous avez désignés dans la clause bénéficiaire, avec une fiscalité proche de l'assurance-vie :

  • en cas de décès avant 70 ans, chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 € ;
  • en cas de décès après 70 ans, les sommes sont soumises aux droits de succession après un abattement global de 30 500 €, partagé entre les bénéficiaires ;
  • dans les deux cas, le conjoint marié et le partenaire de Pacs sont totalement exonérés.

Les pièges d'une clause jamais relue

Beaucoup d'épargnants se contentent de la clause standard proposée à la souscription, du type « mon conjoint, à défaut mes enfants, à défaut mes héritiers ». Elle convient à de nombreuses situations, mais peut produire des effets inattendus :

  • un ex-conjoint désigné nommément : si la clause cite votre ex-épouse ou ex-époux par son nom, il ou elle restera bénéficiaire après le divorce, tant que la clause n'a pas été modifiée ;
  • un partenaire de Pacs non couvert : la mention « mon conjoint » vise l'époux ou l'épouse. Un partenaire pacsé ou un concubin n'est pas concerné s'il n'est pas expressément désigné ;
  • une famille recomposée : une clause « mes enfants » inclut tous vos enfants, de toutes les unions. C'est souvent le but recherché, mais il faut le vérifier au regard de vos souhaits de transmission.

Quand revoir sa clause ?

À chaque événement familial : mariage, Pacs, divorce ou séparation, naissance ou adoption, décès d'un bénéficiaire. La modification se fait simplement, par courrier ou via votre espace client, sauf si le bénéficiaire a accepté la clause, auquel cas son accord est nécessaire.

Erreur n°10 : rester dans un contrat trop cher, ou transférer un ancien contrat les yeux fermés

Le transfert, un droit souvent ignoré

Vous n'êtes pas prisonnier de votre contrat. À tout moment, vous pouvez transférer votre PER individuel (et en principe à votre départ de l'entreprise pour un PER d'entreprise) vers un autre établissement, pour bénéficier de frais plus bas, de meilleurs supports ou d'un meilleur accompagnement. Le coût de l'opération est encadré par la loi : les frais de transfert ne peuvent pas dépasser 1 % de l'épargne transférée pendant les cinq premières années du contrat, et ils sont nuls au-delà. Attention à une erreur qui circule : ce n'est pas après cinq ans que les frais sont plafonnés à 1 %, c'est pendant les cinq premières années. Passé ce délai, le transfert est gratuit.

Les anciens contrats d'épargne retraite (Perp, Madelin, article 83, Préfon…) peuvent aussi être transférés vers un PER. Leurs frais de transfert sont limités à 1 % et deviennent nuls après dix ans de détention.

Mais un ancien contrat peut cacher de précieuses garanties

C'est l'erreur inverse, et elle est rarement signalée. Transférer un ancien contrat vers un PER n'est pas toujours une bonne affaire, car certains contrats anciens contiennent des garanties devenues introuvables sur le marché :

  • une table de mortalité garantie : le montant d'une rente viagère dépend de l'espérance de vie retenue par l'assureur. Certains contrats anciens figent la table en vigueur à la souscription, plus favorable que les tables actuelles, ce qui peut se traduire par une rente sensiblement plus élevée ;
  • un taux technique garanti : certains contrats garantissent un taux de conversion du capital en rente, fixé à la souscription ;
  • un taux minimum garanti sur le fonds en euros, parfois bien supérieur à ce que proposent les fonds en euros actuels.

Un transfert fait disparaître ces garanties, définitivement.

Il faut aussi savoir ce que l'on récupère. Les sommes issues d'un ancien article 83 conservent leur nature de versements obligatoires une fois transférées sur un PER. Elles restent récupérables uniquement sous forme de rente, sauf exceptions. Le transfert ne vous ouvre donc pas la sortie en capital pour cette épargne.

Le bon réflexe : comparer avant de signer

Avant tout transfert, demandez une comparaison précise entre votre contrat actuel et le PER envisagé : frais, supports, garanties, options de sortie. Dans certains cas, la meilleure solution consiste à conserver l'ancien contrat, à cesser de l'alimenter et à ouvrir un PER à côté pour vos nouveaux versements.

Au moment de la sortie du PER : les erreurs de déblocage

Après des années, parfois des décennies d'épargne, vient le moment de récupérer son argent. C'est aussi à ce moment que l'administration fiscale récupère une partie de l'avantage accordé à l'entrée. Capital, rente ou combinaison des deux : le choix de la forme et du calendrier de sortie peut faire varier la facture de plusieurs milliers d'euros.

Erreur N°11 : tout sortir en capital la même année

Un retrait massif gonfle votre revenu imposable

Lors d'une sortie en capital, la fiscalité dépend de l'origine des sommes. Si vous avez déduit vos versements pendant votre vie active, la part correspondant à ces versements est ajoutée à vos revenus de l'année et imposée au barème progressif de l'impôt sur le revenu, sans abattement. Les gains, eux, sont taxés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 %, qui comprend 12,8 % d'impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux, ou au barème progressif sur option.

Le piège est là : retirer tout son capital d'un coup revient à percevoir en une seule année l'équivalent de plusieurs années de revenus. Votre tranche marginale d'imposition peut grimper de 11 % à 30 %, voire 41 %, et une bonne partie de l'avantage fiscal obtenu à l'entrée s'évapore.

Exemple : 120 000 € récupérés en une fois ou en plusieurs

Prenons l’exemple de Hugo, un retraité célibataire, dont la pension représente 25 000 € de revenu net imposable par an. Son PER contient 120 000 € : 100 000 € de versements déduits et 20 000 € de gains.

Exemple simplifié, à titre illustratif, calculé sur la base du barème 2026 pour une personne seule (1 part), hors décote et autres dispositifs fiscaux. Il ne tient pas compte de votre situation personnelle.

En étalant sa sortie sur dix ans plutôt que de tout récupérer en une fois, Hugo économise plus de 12 000 € d'impôt. La taxation des gains, proportionnelle, reste la même dans tous les cas : c'est l'impôt sur la part « versements » qui fait la différence.

Fractionnez, et choisissez vos années

La plupart des PER permettent une sortie en capital fractionnée : vous récupérez votre épargne par tranches, au rythme que vous choisissez. Quelques principes permettent d'optimiser l'opération :

  • calibrez vos retraits pour rester dans votre tranche actuelle d'imposition, plutôt que d'en franchir une ;
  • privilégiez les années à faibles revenus, par exemple après la fin d'une activité complémentaire ou avant la perception d'autres revenus ;
  • pensez à la sortie mixte : une partie en capital pour vos projets, une partie en rente pour un revenu garanti à vie. Chaque part suit sa propre fiscalité.

Un capital qui reste sur le PER continue par ailleurs de travailler pendant la durée du fractionnement.

Erreur n°12 : débloquer pour la résidence principale sans faire le calcul

Une fiscalité de sortie, au pire moment

Utiliser son PER pour financer l'achat de sa résidence principale est l'un des rares cas de déblocage anticipé autorisés. Mais contrairement aux accidents de la vie, ce motif ne bénéficie d'aucun traitement fiscal de faveur. La fiscalité est celle d'une sortie en capital classique : la part correspondant à vos versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu, et les gains au PFU de 31,4 %.

Avec une circonstance aggravante : ce déblocage intervient en pleine vie active, à un moment où votre tranche marginale d'imposition est souvent plus élevée qu'elle ne le sera à la retraite. Vous rendez l'avantage fiscal au taux le plus fort.

Exemple : un apport qui fond de 30 %

Prenons l’exemple fictif de Louis, célibataire, dont le revenu net imposable est de 50 000 €. Il débloque 40 000 € de son PER pour constituer son apport : 30 000 € de versements déduits et 10 000 € de gains.

  • Impôt sur la part versements : 30 000 € imposés dans sa tranche à 30 %, soit 9 000 €.
  • PFU sur les gains : 10 000 € à 31,4 %, soit 3 140 €.
  • Coût fiscal total : 12 140 €. L'apport réellement disponible tombe donc à moins de 28 000 €.

Simulation théorique, hors fiscalité, basée sur une performance brute constante de 5 % par an. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Comparez avec le coût d'un emprunt

Avant de débloquer, posez-vous une question simple : combien coûterait le fait d'emprunter la même somme en plus sur votre crédit immobilier ? Dans certains cas, le coût total des intérêts sera inférieur à la facture fiscale du déblocage. Votre épargne retraite restera intacte et continuera de fructifier jusqu'à la retraite.

Il est aussi possible de ne débloquer qu'une partie de votre PER et de compléter votre apport avec une autre épargne. L'essentiel est de faire le calcul avant de signer, pas après.

Erreur n°13 : choisir la rente sans comparer, ou se tromper sur sa fiscalité

Une décision irréversible

La rente viagère offre un revenu garanti jusqu'à la fin de votre vie, quelle que soit votre longévité. C'est sa grande force. Mais la conversion de votre capital en rente est définitive : une fois la rente liquidée, vous ne pouvez plus récupérer le capital ni revenir sur les options choisies. Mieux vaut donc comparer avant de s'engager.

Les points à comparer avant de liquider

  • Le taux de conversion : pour un même capital, le montant de la rente varie d'un assureur à l'autre selon la table de mortalité et le taux technique appliqués. Demandez une simulation chiffrée. Si l'offre de votre assureur est peu compétitive, vous pouvez transférer votre PER avant la liquidation.
  • La réversion : si vous êtes en couple, une rente sans réversion s'arrête à votre décès, et votre conjoint ne perçoit plus rien. L'option de réversion lui garantit le versement de tout ou partie de la rente après vous. Elle réduit le montant initial, mais protège le survivant. C'est un oubli qui peut coûter très cher au conjoint.
  • Les autres options : annuités garanties (versement à vos bénéficiaires pendant une durée minimale en cas de décès prématuré), rente par paliers, etc.
  • Les frais sur arrérages, prélevés sur chaque rente versée pendant toute votre retraite.

Une fiscalité qui dépend de l'origine des versements

C'est ici que les confusions sont les plus fréquentes, y compris dans de nombreux guides en ligne. La fiscalité de la rente n'est pas la même selon que vos versements ont été déduits ou non.

  • Versements déduits : la rente est imposée comme une pension de retraite. Elle est ajoutée à vos autres revenus et soumise au barème progressif, après un abattement de 10 % (plafonné au niveau du foyer fiscal). Des prélèvements sociaux s'appliquent sur une fraction de la rente.
  • Versements non déduits : la rente relève du régime des rentes viagères à titre onéreux (RVTO). Seule une fraction est imposable, et elle diminue avec l'âge au premier versement de la rente : 70 % avant 50 ans, 50 % entre 50 et 59 ans, 40 % entre 60 et 69 ans, 30 % à partir de 70 ans.

Attention : ce barème dégressif ne s'applique qu'aux rentes issues de versements non déduits. Une rente issue de versements déduits reste imposée comme une pension, sur 90 % de son montant (dans la limite du plafond de l'abattement).

Exemple : même rente, fiscalité différente

Pour une rente de 6 000 € par an liquidée à 64 ans :

  • Si elle provient de versements déduits, environ 5 400 € sont soumis au barème de l'impôt ;
  • Si elle provient de versements non déduits, 2 400 € seulement sont imposables (40 %).

Simulation théorique, hors fiscalité, basée sur une performance brute constante de 5 % par an. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; les unités de compte présentent un risque de perte en capital.

Si vous avez panaché déduction et non-déduction au fil des années, chaque part de votre rente suivra son propre régime. Une raison de plus pour conserver l'historique de vos versements.

Questions fréquentes sur les erreurs à éviter avec le PER

Peut-on détenir plusieurs PER en même temps ?

Oui, rien ne l'interdit. Vous pouvez par exemple cumuler un PER d'entreprise et un PER individuel, ou ouvrir plusieurs PER individuels auprès d'établissements différents. Attention toutefois : le plafond de déduction fiscale est commun à tous vos plans. Multiplier les contrats ne multiplie donc pas l'avantage fiscal, et peut compliquer le suivi de vos frais et de votre allocation.

Que se passe-t-il si je verse plus que mon plafond de déduction ?

La part de vos versements qui dépasse votre plafond n'est pas déductible de votre revenu imposable. Elle reste investie sur votre PER, mais sans avantage fiscal à l'entrée. Pour éviter cette situation, vérifiez le plafond indiqué sur votre dernier avis d'imposition avant de verser, et ajustez le montant en conséquence.

Peut-on changer d'avis sur la déduction de ses versements ?

Le choix de ne pas déduire un versement est irrévocable : il doit être fait au plus tard au moment du versement, et ne peut plus être modifié ensuite. En revanche, vous pouvez décider versement par versement, en déduisant certaines années et pas d'autres selon l'évolution de vos revenus. Pour savoir quelle option vous convient, consultez notre article.

Est-on obligé de verser régulièrement sur son PER ?

Non. Sur un PER individuel, vous versez quand vous le souhaitez et du montant que vous voulez. Vous pouvez suspendre, reprendre ou modifier vos versements programmés à tout moment. Seules les cotisations d'un PER d'entreprise obligatoire s'imposent à vous, car elles sont prélevées sur votre salaire.

Peut-on encore verser sur son PER après 70 ans ?

Oui, mais depuis le 1er janvier 2026, ces versements ne sont plus déductibles du revenu imposable. En contrepartie, la part correspondant à ces versements sera exonérée d'impôt sur le revenu en cas de sortie en capital, et seuls les gains seront taxés. Avant tout versement important après 70 ans, mieux vaut comparer avec d'autres enveloppes, notamment pour la transmission.

Que devient mon PER en cas de divorce, de perte d'emploi ou de création d'entreprise ?

Votre PER vous suit, mais certains événements ont des conséquences à anticiper. Un divorce impose de revoir votre clause bénéficiaire. L'expiration de vos droits au chômage ou la liquidation judiciaire de votre entreprise peuvent vous permettre de débloquer votre épargne de façon anticipée.

Pourquoi un PER peut-il coûter cher au moment de la retraite ?

Parce que l'avantage fiscal obtenu à l'entrée est en partie repris à la sortie. Les versements déduits sont imposés au barème de l'impôt sur le revenu, les gains sont taxés, et des frais peuvent s'appliquer sur les rentes versées. Une sortie mal préparée, en capital en une seule fois ou sans avoir comparé les options de rente, peut alourdir sensiblement la facture.

Mon épargne est-elle garantie sur un PER ?

Cela dépend des supports choisis. Sur un PER assurantiel, les sommes placées sur le fonds en euros bénéficient d'une garantie en capital. Les unités de compte, elles, présentent un risque de perte en capital, en contrepartie d'un potentiel de performance plus élevé sur le long terme. C'est tout l'enjeu de la gestion pilotée : investir de façon dynamique quand la retraite est loin, puis sécuriser progressivement à l'approche du départ.

Le PER, anticiper plutôt que corriger

Presque toutes ces erreurs ont un point commun : elles ne se voient pas le jour où on les commet. Une déduction mal calibrée, une clause bénéficiaire oubliée ou une gestion pilotée jamais revue ne produisent leurs effets que des années plus tard, souvent au moment où il n'est plus possible de revenir en arrière.

Le PER n'est pas un placement que l'on ouvre puis que l'on oublie. C'est un outil qui accompagne votre vie professionnelle et familiale, et qui mérite d'être réinterrogé à chaque changement : une hausse de revenus, un mariage, un départ de l'entreprise, l'approche de la retraite. Un point régulier, même court, permet souvent d'éviter des erreurs coûteuses et de tirer pleinement parti de votre épargne.

C'est tout le sens de l'accompagnement proposé par les conseillers de Groupe Hueber Assurances. Nous vous aidons à choisir le bon contrat, à adapter votre stratégie au fil des années et à préparer votre sortie au meilleur moment. N'hésitez pas à nous contacter pour faire le point sur votre PER.